“Une menace chinoise à l’ouverture australienne” : quand la Chine s’immisce dans la vie académique australienne – Cité Unie - Le journal de la Cité internationale universitaire de Paris

http://acps.cat/wp-content/uploads/2015/02/121028-diari-ara-perdre-la-por-a-parlar-del-suÄ ‰Şĺ © Nel corso degli ultimi giorni abbiamo visto brevemente quale sia il funzionamento dell’opzioni binatie: un esempio pratico nel quale abbiamo compreso quali “A Chinese Threat to Australian Openness”: c’est le titre d’un article d’opinion publié au mois de juillet dernier par le New York Times, faisant état d’une inquiétude prenant de l’ampleur en Australie – l’influence grandissante de la Chine dans le pays, et plus particulièrement dans les universités australiennes. La sensibilité des étudiants chinois à la façon dont leur pays est présenté dans les salles de classe devient en effet une préoccupation. Récemment, une série de plusieurs incidents ont fini par ouvrir le débat : n’y aurait-il pas un décalage entre la manière de penser de certains citoyens chinois, et la société australienne ? Explications. enter site Par Eponine Le Galliot

http://shortcreek.us/?enfiors=bay-area-dating-service&c30=d9 Une influence grandissante de la Chine en Australie 

single crimmitschau L’influence de la Chine en Australie est avant tout politique, et passe notamment par le “soft power” de la puissance émergente. Rappelons que le pays est aujourd’hui le plus grand partenaire commercial de l’Australie. Le New York Times ajoute quelques exemples des actions chinoises en Australie: de la monnaie chinoise, par exemple, est versée aux hommes politiques australiens. Des médias gérés par Pékin font la promotion des idées du parti communiste dans les journaux australiens en achetant des publicités; et enfin, des entreprises chinoises se mettent à acheter des fermes australiennes et des ressources naturelles. De plus en plus, cependant, cette influence s’invite jusque dans les campus australiens, et ce par différents moyens. Une grande partie des étudiants chinois adoptent le point de vue de leur gouvernement et de Pékin en ce qui concerne l’image qu’ils ont de leur pays, et cela s’en ressent parfois lors des cours auxquels ils assistent une fois à l’étranger.

piattaforma trading 60 secondi Le cas le plus récent inclut un échange tendu entre des étudiants et leur professeur à l’université de Newcastle Australia, où ce dernier désignait Taïwan comme un pays à part entière. Une vidéo a été enregistrée et mise en ligne, où l’on entend les étudiants expliquer qu’ils ne partagent pas le point de vue du cours dispensé, et que le professeur devrait montrer plus de respect. Un étudiant explique, en réponse au professeur affirmant que selon lui, Taïwan n’appartient pas à la Chine : “Les étudiants chinois représentent un tiers de cette classe, et vous nous mettez mal à l’aise”. Un autre ajoute : “Vous ne voulez pas que j’influence votre opinion. Dans le même cas, vous ne devriez pas influencer la mienne”.

http://shortcreek.us/?enfiors=the-do%27s-and-don%27ts-of-speed-dating&abc=7c Parmi les autres cas recensés, une controverse ayant éclaté à l’université de Sydney alors qu’un professeur avait utilisé une carte désignant un territoire disputé comme appartenant à l’Inde, et non à la Chine. Là encore, les étudiants chinois présents se sont plaints, entraînant des excuses du professeur disant qu’il avait par inadvertance utilisé une carte obsolète.

Dans le cas contraire, certains étudiants chinois n’étant pas en accord avec la politique de leur pays n’osent pas formuler ce qu’ils pensent ou même écrire leur véritable opinion en examen, entraînant une auto-censure, de peur que leurs camarades ne leur reprochent leur manque de patriotisme. Car le problème ne s’arrête pas là; l’ambassade de Chine en Australie ainsi que les consulats exercent une influence sur les organisations étudiantes chinoises, elles-mêmes ciblant ensuite les étudiants. Jonathan Benney, professeur d’études chinoises à l’université de Monash à Melbourne, ajoute que lui et certains de ses collègues ont rencontrés plusieurs cas d’étudiants chinois essayant d’empêcher les maîtres de conférences ou les autres étudiants de formuler des opinions critiques envers la Chine. Selon lui, cela pose un problème au niveau de la liberté des professeurs et des étudiants de pouvoir exprimer leur point de vue, surtout si celui-ci ne correspond pas à celui du gouvernement chinois.

zocor 20 mg preis Les étudiants chinois représentent l’image de la Chine à l’étranger. Il est donc, selon certains d’entre eux, de leur responsabilité de défendre l’intérêt de leur pays. Une vision critique de la Chine ou de sa politique est souvent mal perçue par ces derniers. Enfin, certains étudiants savent qu’ils ne peuvent pas dire ce qu’ils veulent librement et ajustent leur discours pour ne pas avoir de problèmes.

requip 0.25mg bula J’ai pu me rendre compte de ce phénomène, dans une moindre mesure, lors de mon semestre à l’université de Melbourne où j’ai notamment suivi un cours sur la censure au cinéma et dans les médias. Notre groupe de travaux dirigés se composait de 17 étudiants, dont une australienne, un indien, un malaysien et 13 étudiantes chinoises. Lors d’une séance sur la censure sur internet, où le cas de la Chine était au coeur du débat, un étudiant a mentionné Taïwan comme étant un pays différent de la Chine, cherchant l’approbation de la professeure. Cette dernière a répondu en souriant: “Je suis d’accord avec vous, mais demandez leur avis à vos camarades chinoises présentes et vous verrez que c’est une question épineuse.” Dans ce cours cependant et malgré un silence, personne n’a contesté les dires de l’étudiant.

mujeres buscando hombres en louisville ky Les étudiants chinois, source de financement très importante pour les universités australiennes

atrovent nebenwirkungen 40mg Les étudiants chinois sont en effet de plus en plus nombreux en Australie. Ils représentent aujourd’hui environ 30% des étudiants internationaux, et constituent une source de revenus non négligeable pour les universités australiennes – 16% des revenus de l’université de Sydney par exemple provient de ces seuls étudiants. Mais le problème n’est bien sûr pas dans la proportion d’élèves; il est en revanche dans le manque d’accompagnement que l’Australie aurait dû fournir à ces étudiants internationaux, pour leur permettre de mieux comprendre et d’être plus inclus dans la société australienne. En l’absence de cet accompagnement, ces étudiants se tournent donc vers des associations étudiantes chinoises, comme la CSSA – Chinese Students and Scholars Association – qui partagent leur langue et leur culture, mais qui ne les aide pas forcément à plus s’intégrer dans la société australienne.

Ces organisations étudiantes chinoises, qui s’occupent aussi de répondre aux problèmes rencontrés comme les cas évoqués plus haut, sont pour la plupart financées par des consulats chinois et travaillent en liens étroits avec eux. Cela ne fait que renforcer l’idée d’un cercle vicieux où les étudiants chinois à l’étranger sont relativement surveillés par les associations étudiantes chinoises, qui elles-mêmes sont gérées par les consulats, représentants du gouvernement de la République Populaire de Chine. Jonathan Benney ajoute ainsi que “quand les étudiants chinois en désaccord avec leur gouvernement sont ostracisés par les organisations étudiantes, ils perdent les liens culturels et l’aide que ces associations fournissent. A l’inverse, cela est aussi néfaste pour les étudiants supportant la République Populaire de Chine, qui n’ont jamais l’opportunité de débattre d’idées qui ne sont pas présentes dans les médias chinois, et qui acceptent trop fréquemment que les idées du parti communiste sont correctes et normales.” Quand à la possibilité pour les universités de restreindre l’influence des associations comme la CSSA qui tendent à promouvoir la vision du gouvernement chinois en place, il y a fort à parier que le seul effet serait de voir les étudiants mécontents de cette initiative, qui deviendrait alors contre-productive.

http://uetd-hessen.de/?deuir=partnervermittlung-gesch%C3%A4ftsidee&efc=5c Comment les campus australiens peuvent-ils régler ces différends ?

Le risque est que les professeurs se sentent obligés de faire de plus en plus attention aux contenus de leurs cours, qui pourraient offenser leurs étudiants chinois. Les universités australiennes doivent ainsi faire la différence entre les étudiants manquant simplement de connaissance en débat critique dans les cours de politique, ceux qui ont raison de demander plus de compréhension en ce qui concerne les sujets controversés, ou bien ceux qui sont manipulés par le gouvernement chinois ou le parti communiste.

Ces dernières se retrouvent donc dans une situation délicate : malgré leur besoin de revenus et donc leur accueil de plus en plus d’étudiants internationaux, elles ne peuvent pas pour autant se plier aux demandes des étudiants et des diplomates chinois à propos du contenu des cours – car cela leur ferait perdre leur liberté académique et les valeurs démocratiques qu’elles défendent. Au delà des campus, cela va jusqu’à la société australienne qui se présente comme un “melting-pot” multi-ethnique et tolérant, et dont ces incidents contrastent avec l’image du pays. Les universités australiennes doivent donc maintenant relever ce nouveau défi : aider les étudiants chinois dans leur adaptation à la société et la culture australienne, tout en leur offrant des enseignements mettant l’accent sur l’esprit critique ainsi que la possibilité d’avoir des débats de qualité sans influence politique extérieure.

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